phénonène Animal Crossing
Culture

Pourquoi Animal Crossing nous rend gagas

Près de 8 ans après la sortie de New Leaf sur 3DS, Animal Crossing New Horizons sera enfin disponible le 20 mars prochain sur Nintendo Switch. A défaut d’avoir une pelle en or, j’ai tenté de creuser autour de son succès en interrogeant les fans…

C’est l’un des jeux les plus attendus de l’année. Avec son univers doux et terriblement addictif, Animal Crossing fera son grand retour sur Nintendo Switch le 20 mars prochain.

Depuis ses débuts il y a près de 20 ans (!), la franchise à su fédérer une communauté de fans fidèle.

Julia raconte sa rencontre avec le jeu : « J’ai grandi avec deux frères. Pour la première fois, j’avais l’impression d’avoir un jeu qui s’adressait à des personnes qui n’ont pas beaucoup de skills en jeux vidéos. C’est un jeu tout doux qui prend en compte le temps qui passe. On ne se sent pas obligé de le finir. On prend juste du plaisir à y passer du temps tous les jours. »

Une vie idéalisée

Car c’est bien là toute l’originalité d’Animal Crossing : le temps s’y écoule comme dans la vraie vie. Le village du joueur évolue avec les saisons. Les amitiés avec les habitants, aussi virtuelles soient-elles, se nouent au fil des conversations, de visites, et même des déménagements. Au point qu’on finit par développer un réel attachement aux animaux qui peuplent le jeu.

« Il n’y a aucune violence » explique Cloé. « L’un des premiers objectifs est de rendre des services aux habitants, ce qui ne fait plus tellement partie de notre société, je trouve. »

Beaucoup de joueurs voient ainsi leur village comme une bulle, une sorte de « safe space » où ils peuvent se réfugier pour échapper aux tracas de la vie réelle.

Animal Crossing, des voisins qui vous veulent du bien…

« Je trouve ça drôle, parce qu’au final, dans le jeu, tu travailles pour rembourser tes dettes envers Tom Nook [NdlA : personnage récurrent dans toutes les versions du jeu], pour payer ta maison, puis pour l’agrandir, etc. Donc il y a quand même un semblant de vie réelle ! » constate quant-à-elle Bonnie.

Des mini-jeux addictifs

On aurait pourtant tort de réduire Animal Crossing à une version bisounours des Sims. Outre son côté rassurant, le jeu tire son potentiel addictif d’une ribambelles d’activités et de mini-jeux. C’est ce que préfère Laetitia. « L’aspect collection joue beaucoup pour ma part. Je creuse, je pêche, je chasse des insectes… Ca me donne vraiment envie de remplir le musée ! »

Ce fameux musée, que le joueur peut remplir avec des animaux et fossiles trouvés dans son village, constitue un objectif à lui seul. Il apporte une dimension challenge pour les joueurs plus compétitifs. Comme le reste de la nature, les poissons et insectes qui peuplent le village changent en fonction des saisons, augmentant la longévité du jeu presque à l’infini.

19 ans de succès

Si Animal Crossing séduit un grand nombre de femmes grâce à son esthétique très kawaii, les joueurs masculins sont tout de même nombreux à apprécier ce jeu dénué d’enjeu. En témoigne Corentin, qui a découvert le jeu enfant sur Nintendo DS.

Comme lui, beaucoup de fans ont commencé dès le 2e opus, Wild World. Selon lui, cette fidélité s’explique par l’expertise marketing de Nintendo. « Ils sont super bons en création d’envie. Animal Crossing, c’est un événement à chaque fois, un peu comme Pokémon. Il y en a un par console, et ça apporte toujours beaucoup de changements. »

Bien que la licence ait su garder son ADN, les créateurs ont, au fil du temps, incorporé de nouveaux éléments de jeu pour susciter l’intérêt, surtout chez les tout premiers fans. Les spots TV en sont la preuve : la publicité s’adresse surtout aux jeunes adultes nostalgiques…

Qu’ils soient gamers chevronnés ou occasionnels, femmes ou hommes, chaque fan a sa façon d’aimer Animal Crossing. En tout cas, presque tous ont précommandé New Horizons ou comptent l’acheter dès sa sortie…


Merci à Julia, Cloé, Bonnie, Laeticia, Corentin, Hélena et Lucie pour leurs témoignages.

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